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Le mot du Rédacteur en Chef
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novembre 2005

La grande peur du XXIème siècle

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Au 14è siècle, le monde a connu sa grande peur, celle de la peste et aujourd’hui, c’est celle de la grippe aviaire.

Concrètement, elle est partie de l’Asie de l’Est et, comme son nom l’indique, elle touche les volailles et se transmet à certains types d’oiseaux.

Les une en meurent et d’autres, les plus dangereux, peuvent transmettre le virus à d’autres oiseaux et volailles en tant que porteurs sein.

Le virus a été identifié sous le signe H5N1 et on sait qu’il peut se transmettre à l’homme.

Environ 120 cas de transmission du virus à l’homme ont été enregistrés en tout en Asie, dont une majorité d’enfants et la maladie s’y est avérée mortelle dans 1 cas sur deux.

Cependant, on ignore si les victimes y étaient prédisposées et dans quelles conditions elles ont été soignées.

Il serait hâtif d’en déduire que chez l’homme, la grippe aviaire est mortelle dans un cas sur deux.

Par la contamination des élevages, la grippe aviaire gagne du terrain et vient d’atteindre l’Europe occidentale, où d’importantes mesures de contrôle et de prévention viennent d’être initiées.

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Nous sommes certain de ce qui précède et nous entrons maintenant dans le domaine d l’hypothétique.

Depuis l’hiver 1919/1920 où la grippe espagnole a fait plus de victimes que la première guerre mondiale qui venait tout juste de se terminer, parce qu’elle a touché une population affaiblie par les privations de celle-ci et ce en l’absence de médicaments capable de la guérir, la grippe est devenue la bête noire du monde civilisé.

Depuis les laboratoires gagnent de vitesse le virus, bien qu’évolutif pour mettre à temps, à la disposition des populations, le vaccin correspondant.

Or aujourd’hui les autorités sanitaires redoutent, paroles d’experts, d’être dépassées si l’actuel virus H5N1, transmissibles ente les volatiles et assez difficilement de ceux-ci à l’homme, puisse muter brutalement.

Cette mutation aurait pour conséquence de faciliter d’abord la transmission de l’animal à l’homme, puis entre humains, pour provoquer une pandémie gigantesque.

C’est ici qu’intervient le devoir de précaution à la charge des autorités sanitaires.

Elles doivent contrôler, autant qu faire se peut, la progression de la grippe aviaire chez les volailles, en sachant que le problème sanitaire se double d’un problème économique.

Ensuite, elles doivent évaluer le risque d’une pandémie et de s’y préparer en conséquences.

Malheureusement, il n’est pas possible d’informer la population sans l’affoler et le mal est fait.

Les informations qui se veulent rassurantes émanant tant des autorités nationales de l’Organisation mondiale de la santé produisent des effets contraires.

Ensuite il y a les experts, des personnages qui s’autorisent à penser, comme à dit sans doute l’un denter eux, et qui propagent la terreur par leurs déclarations et leurs écrits, fondés sur rien de concret.

Ils affirment, pour entretenir leur fonds de commerce, que la mutation du virus est certaine, mais tout au plus, on en ignore la date.

Conclusion, vous aurez le moment voulu, une chance sur deux de mourir, si vous tirez le mauvais numéro.

Il y a de quoi s’affoler.

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Revenons au concret.

Dans l’immédiat, il est impossible de créer un vaccin et encore moins de le mettre en fabrication, tant que le virus à combattre n’existe pas.

Le tout est de s’y préparer, si c'est le cas, et si possible pour rien.


le rédacteur en chef

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